jeudi 13 septembre 2018


Témoignages



« Animés par une enseignante douce et bienveillante, les ateliers de Phil en récré sont des parenthèses où les enfants prennent le temps d’une pensée attentive et d’échanges constructifs.

Nous avons ouvert cette année à l’école un deuxième atelier réservé aux plus jeunes et notons déjà des progrès dans l’expression orale, la prise de parole et l’argumentation.

C’est une belle réussite !

Merci Sophie ! »



Sarah Baertich

Chef d’établissement Paris 11 ème



«  Des patients qui philosophent à l’hôpital Necker ! Voici la  belle expérience à laquelle les enfants hospitalisés dans les services de pédiatrie de notre établissement peuvent s’essayer depuis 18 mois grâce aux précieuses interventions de Sophie de  Mullhenheim. Chaque mois une thématique différente leur est proposée : la liberté, l’amitié, qu’est-ce qu’un cadeau ?... En petits groupes les enfants sont amenés, tout en douceur et accompagnés par Sophie à s’exprimer, à verbaliser mais surtout à s’écouter. Respecter la parole de l’autre, son point de vue, ses impressions et son ressenti. Les échanges sont riches, et ces pauses dans les journées denses d’un séjour hospitalier sont des parenthèses nécessaires qui replacent l’enfant dans ce qu’il est : un être doué de pensées et de réflexions avant d’être un patient. Souvent la discussion se poursuit avec l’éducatrice du service, à qui ces séances permettent de poser sur l’enfant un regard nouveau.»



Mélanie Roulleau

Coordinatrice de la Politique Culturelle

Direction du Mécénat et de la Politique Culturelle

Hôpital Universitaire Necker-Enfant malades



Le projet de Phil-en-récré

        L'association Phil-en-récré propose des ateliers de philosophie pour les enfants de la GS au CM2. Ces ateliers sont dispensés par Sophie de Mullenheim, professeur des écoles depuis 20 ans, à mi-temps à partir de la rentrée 2018. Depuis 2013, elle a ouvert deux ateliers hebdomadaires dans son école (Paris 11ème) sur le temps périscolaire, un autre dans une autre école et elle intervient une fois par mois à l'hôpital Necker.  Elle est actuellement en formation pour acquérir le premier Diplôme Universitaire (Université de Nantes) ouvert en France intitulé « Formation à l'animation d'atelier de philosophie avec les enfants et les adolescents à l'école et dans la cité »

En récré, Phil découvre le monde des idées en échangeant avec les autres

            La démarche insiste beaucoup sur le travail collaboratif et sur le développement de la curiosité intellectuelle des enfants. Les parcours philosophiques conçus à partir des méthodes M.Lipman et de M.Tozzi (fondateurs de la philosophie pour les enfants), visent avant tout à offrir aux enfants des outils de raisonnement et à encourager leur écoute et leurs capacités d'analyse. Il s'agit de les conduire à aimer s’exprimer et à le faire de manière cohérente. Ceci afin de consolider leur confiance en eux, et de les inciter à avoir une pensée plus autonome.

            Le développement de la 'pensée attentive' est également primordial dans ces ateliers. Cela veut dire susciter une réflexion personnelle qui se construit à partir de ce que les autres enfants énoncent. C’est une véritable initiation à ce qu’est la citoyenneté : les jeunes sont incités à respecter la parole de l’autre, à collaborer avec les autres, à participer à l’élaboration d’une réflexion commune.

            Cette démarche philosophique vise à contribuer à l’éveil de l’esprit critique. C’est pourquoi différents supports pour initier la discussion sont proposés : livres de littérature jeunesse, photographies, extraits de films, de clips... afin que les enfants puissent comprendre qu'une image ou un texte est toujours une donnée construite et à interpréter. Au-delà de l’acquisition d’une culture générale en histoire de l’art, il s’agit là aussi de favoriser le transfert de compétences critiques face aux données de la télévision et d’internet.



Le déroulement d'un atelier



            Lorsque la situation le requiert, l'atelier peut commencer par un petite séance de relaxation. Les enfants sont invités à fermer les yeux, à se concentrer sur leur corps et à écouter leur respiration. Cette pratique de l'attention permet de se recentrer et de retourner au calme émotionnel, ce qui favorise la disponibilité du cerveau pour penser et réfléchir. Ils sont dans leur « mur du silence ». Puis, le thème est lancé sous forme de questions orales. Les enfants mobilisent alors toutes leurs idées spontanées et personnelles qu'ils peuvent écrire, dessiner  dans leur carnet de philosophie. Suivant le support pédagogique choisi (lecture, observation d'image, écoute et vision d'une vidéo...), la découverte du thème peut varier.

            A la suite de ce temps de réflexion personnelle vient le moment de la discussion. Les enfants sont assis en cercle pour que chacun se voit et s'écoute. Le rappel des règles à respecter est rappelé : ne pas couper la parole et ne parler que si on a le bâton de parole à la main et bien écouter les points de vue des autres. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. On peut dire ce qu'on pense vraiment. On va parler dans sa tête, réfléchir (on a le temps) pour parler après. L'animateur se retire au maximum de la discussion. Cependant, il peut intervenir pour relancer la discussion par d'autres questions, demander une précision, recentrer les interventions. Les rôles de distributeur du bâton de parole et de contrôleur du temps peuvent être attribués aux enfants. L'atelier se termine soit par la fabrication d'un panneau collectif, soit par un retour individuel sur ce que les participants avaient noté en début de séance, soit par un échange sur les impressions personnelles...

 Thèmes possibles

Voici une liste non exhaustive de thèmes pouvant être abordés :

                    Quand est-ce qu'on est grand ?

                    Doit-on toujours dire la vérité ?

                    A quoi ça sert de jouer ?

                    Etre amis, pour quoi faire ?

                    Comment sais-tu si c'est vrai ?                    

                    Une famille, pour quoi faire ?                      

                    Que faut-il pour être heureux ?

                    Garçon, fille, ça change quoi ?

                    C'est où chez toi ?

                    Dur, dur de travailler ?

                    Faut-il être normal ?

                    …...

Organisation des ateliers

Les ateliers sont proposés sur le temps scolaire ou périscolaire. Ils s'adressent à des enfants allant de la Grande Section au CM2. Ils se déroulent sur une durée qui va de 45 minutes à 1h30 (s'il est prolongé par une production plastique et suivant la classe d'âge).

Sur le temps périscolaire, les inscriptions se font à l'année, les enfants sont regroupés par tranche d'âge (de la GS au CE1 et du CE2 au CM2). Les ateliers ont lieu une fois par semaine après la classe.

Sur le temps scolaire, la fréquence des ateliers, les thèmes abordés sont à mettre au point avec l'enseignant de la classe concernée. Le but étant de vraiment travailler en partenariat étroit. Diverses propositions sont possibles : en demi-groupe ou en classe entière, une fois par semaine ou bien dix ateliers répartis sur l'année, ou sur un trimestre...

Contact : philenrecre@gmail.com pour tout renseignement sur les tarifs, les modalités d'inscription ou autres..

mercredi 28 juin 2017

Notre rencontre avec le libraire de Libre ère.


Début juin, nous avons été invité à nous rendre à une librairie qui se trouve Boulevard de Ménilmontant. Hafid nous a accueilli et nous nous sommes installés dans le coin jeunesse afin de l'écouter nous lire l'histoire du "Loup en Slip". Le loup de la forêt a vu sa vie complétement changée grâce à une chouette qui lui a tricoté un slip ! Cela paraît simple mais ce ne l'est pas du tout pour les habitants de la forêt...
Non seulement l'histoire nous a fait rire mais les illustrations aussi !
Et puis, elle suscite des questions : de qui ou de quoi a t-on peur ? Que représentent les différents personnages ? Pourquoi certains ont réagi comme ça ? Dans ma vie, suis je plutôt comme celui-ci ou comme celui-là ? l'histoire pouvait elle se terminer autrement ?...Le débat a commencé tout de suit tant nous avions de choses à dire, et, c'est alors que Hafid nous a proposé de refaire sa vitrine à partir du livre !
Alors, lors de la séance suivante, on a essayé ensemble de trouver quelques réponses à nos questions. Puis, on a réfléchi à comment on pouvait représenter nos réflexions sur des panneaux. On a décidé que certains représenteraient les animaux de la forêt en train de nous parler et que d'autres seraient ce qu'on aurait envie de dire nous.
A la troisième séance sur le "Loup en slip", nous sommes retournés à la librairie pour finir de fabriquer ce qu'on allait mettre dans la vitrine. Hafid nous a aidé à mettre les touches finales puis il a tout accroché. Voilà le résultat dont on est très fier :



 
On vous conseille vivement de lire "Le loup en slip", tout le monde quelque soit l'âge devrait le faire pour mieux apprendre à surmonter ses peurs !
 

 



samedi 10 juin 2017

Chut, c'est un secret !


Nous avons lu l'histoire de Socrate et son papa. Socrate a bien voulu cacher une formule magique dans un tiroir à secrets. Alors, la discussion a commencé sur nos boîtes à secrets. Nous avons évoqué aussi le secret de la boîte de Pandore et le secret de Polichinelle...et nous nous sommes aperçu qu'....

Un secret n'est pas si simple ! La preuve, voici quelques unes de nos questions que l'on s'est posées autour du sujet (c'est aussi ça la philosophie !) :

- Est-ce que tu aimes les secrets ?
- Est-ce qu'on t'en confie ? et sais tu les garder ?
- Faut il garder tous les secrets ?
- A qui préfères tu dire un secret ?
- Pourquoi dit on un secret s'il doit rester secret ?
- Est-ce possible d'avoir un secret rien que pour soi ?
- Un secret n'est plus un secret à partir de combien de personnes ?
-....

Ensemble, nous avons trouvé quelques réponses aussi, mais cette fois-ci nous les gardons pour nous !

Et nous avons confié un secret par écrit  et nous l'avons caché, car :

Plus j'ai de gardiens moins bien je suis gardé....qui suis-je ?


vendredi 28 octobre 2016

Le Murmure des murs de notre quartier

Notre exposition sur le murmure des murs de notre quartier


Un mur, c'est quoi pour nous ?

- Il existe des murs invisibles : quand deux personnes sont opposées, qu'elles n'arrivent plus à communiquer, à se mettre d'accord, on dit qu'il y a un mur entre elles.

- Construire un mur est un moyen d'organiser, de rétablir l'ordre, de mettre en place. Par exemple, quand ils s'opposent, quand ils ne sont pas d'accord, deux voisins peuvent construire un mur pour séparer leur jardin. Et, s'ils le bâtissent ensemble, ils peuvent faire la paix.

- Un mur à la frontière d'un pays sert à se protéger de l'invasion des ennemis, à se défendre. Ex : la Muraille de Chine. Les migrants essayent de franchir les murs des frontières au péril de leur vie.

- On se sent en sécurité derrière un mur, les murs des maisons nous font ressentir qu'on est bien tranquille chez nous. On peut se cacher du regard des autres, notre intimité est protégée. Et une baie vitrée, est-elle vraiment un mur ?
Dans les murs des maisons, il y a des ouvertures, les portes et les fenêtres.


- On peut se sentir enfermé entre quatre murs ; dans les prisons, on ne peut pas nous voir et on ne peut pas voir l'extérieur.

- Il y a des beaux murs qui servent à la construction de monuments.

- Il existe des murs pour prier, ou encore d'autres pour se souvenir de ceux qui sont morts.

- Le Mur de Berlin empêchait avant de passer de l'Allemagne de l'Est à l'Allemagne de l'Ouest, maintenant c'est un morceau de mur taggué par les artistes. Certains murs servent ainsi à s'exprimer ! On y dessine, on y colle des affiches, des annonces...

Alors on a pensé que "Les murs ont la parole !"

Nous avons voulu voir ce que nous disaient ceux de notre quartier, on les a pris en photo et on les a fait parler !

"Le murmure des murs de notre quartier"




dimanche 22 mai 2016

Notre sortie à l'exposition du 104 " Matérialité de l'invisible"

Notre sortie à l'exposition du 104 : " Matérialité de l'invisible"


Deux œuvres ont attiré notre attention

L'Ascension de Anish Kapoor


On pénètre dans une sorte de long couloir qui tourne. Il est étroit et sombre, on se demande où il mène. On arrive dans une salle ronde, très haute de plafond. Au centre, un typhon parait monter ou descendre, on ne sait pas. On peut se mettre dessous. 
Ca ressemble à une spirale infernale parce qu'on ne peut pas l'attraper, ni l'arrêter, ni la maîtriser. Certains ont eu l'impression de s'envoler, d'autres n'ont pas aimé son air chaud. Comme on rentre à l'intérieur, c'est comme si on faisait partie de l'œuvre. On a observé que le typhon changeait en fonction de la personne qui y pénétrait, on a pensé alors que cette œuvre est une sorte de révélateur de la personne qui va dedans.
 
 

Mon Château de Hicham Berrada

 
C'est un château de cartes classique, seulement les cartes sont en acier et elles sont plongées dans l'eau. Elles vont donc rouiller, se désintégrer au fil du temps.
Si on n'entretient pas une maison ou un immeuble, il va vieillir, s'abîmer. Même s'il y a des choses qui ne changent pas, qui restent, tout a une fin, même les objets, sinon il faut s'en occuper. Donc, le temps n'est pas quelque chose d'invisible puisqu'on le voit qui passe sur tout. Le Château, c'est un peu comme la vie. 
 
 
 

mercredi 30 mars 2016

Le temps, c'est quoi pour nous ?

Le temps, c'est quoi pour nous ?


Le temps, c'est le résumé d'une vie
Il y a le temps qui passe et celui des horloges, ce ne sont pas les mêmes temps.
Alors, c'est comme si il y avait deux sortes de temps :

- Le temps commun à tout le monde, le temps "objectif", que l'on peut observer : par exemple, les montres, les saisons...

- On ne vit pas le temps de la même manière : par exemple quand une activité nous plaît, le temps semble passer trop rapidement.

Le temps peut donner la sensation d'étouffement, d'écrasement parce qu'on ne peut pas l'arrêter, on ne peut pas le contrôler

Le temps s'arrête pour ceux qui meurent, mais pour ceux qui croient à une vie après la mort, le temps ne s'arrête jamais.

 

Est-ce que le temps, c'est vivant ?

 
Oui parce que ça suit la ligne de la vie.
Oui car la vie passe.
Une horloge n'est pas vivante, mais une horloge n'est pas le temps.
 
 
 
Poser cette question, c'est comme si on se posait la question de l'univers vivant ou non. Le temps fait partie de notre vie, comme l'univers, il l'a construit même. C'est un pilier, comme la Terre et l'Univers. Si le temps n'existait pas, on serait peut être que dans un seul espace et on n'existerait pas.
 
 
Il y a beaucoup d'expressions avec le mot Temps, comme si le temps était un objet :
 
Perdre son temps, gagner du temps, rattraper le temps perdu, prendre son temps....