vendredi 28 octobre 2016

Le Murmure des murs de notre quartier

Notre exposition sur le murmure des murs de notre quartier


Un mur, c'est quoi pour nous ?

- Il existe des murs invisibles : quand deux personnes sont opposées, qu'elles n'arrivent plus à communiquer, à se mettre d'accord, on dit qu'il y a un mur entre elles.

- Construire un mur est un moyen d'organiser, de rétablir l'ordre, de mettre en place. Par exemple, quand ils s'opposent, quand ils ne sont pas d'accord, deux voisins peuvent construire un mur pour séparer leur jardin. Et, s'ils le bâtissent ensemble, ils peuvent faire la paix.

- Un mur à la frontière d'un pays sert à se protéger de l'invasion des ennemis, à se défendre. Ex : la Muraille de Chine. Les migrants essayent de franchir les murs des frontières au péril de leur vie.

- On se sent en sécurité derrière un mur, les murs des maisons nous font ressentir qu'on est bien tranquille chez nous. On peut se cacher du regard des autres, notre intimité est protégée. Et une baie vitrée, est-elle vraiment un mur ?
Dans les murs des maisons, il y a des ouvertures, les portes et les fenêtres.


- On peut se sentir enfermé entre quatre murs ; dans les prisons, on ne peut pas nous voir et on ne peut pas voir l'extérieur.

- Il y a des beaux murs qui servent à la construction de monuments.

- Il existe des murs pour prier, ou encore d'autres pour se souvenir de ceux qui sont morts.

- Le Mur de Berlin empêchait avant de passer de l'Allemagne de l'Est à l'Allemagne de l'Ouest, maintenant c'est un morceau de mur taggué par les artistes. Certains murs servent ainsi à s'exprimer ! On y dessine, on y colle des affiches, des annonces...

Alors on a pensé que "Les murs ont la parole !"

Nous avons voulu voir ce que nous disaient ceux de notre quartier, on les a pris en photo et on les a fait parler !

"Le murmure des murs de notre quartier"




dimanche 22 mai 2016

Notre sortie à l'exposition du 104 " Matérialité de l'invisible"

Notre sortie à l'exposition du 104 : " Matérialité de l'invisible"


Deux œuvres ont attiré notre attention

L'Ascension de Anish Kapoor


On pénètre dans une sorte de long couloir qui tourne. Il est étroit et sombre, on se demande où il mène. On arrive dans une salle ronde, très haute de plafond. Au centre, un typhon parait monter ou descendre, on ne sait pas. On peut se mettre dessous. 
Ca ressemble à une spirale infernale parce qu'on ne peut pas l'attraper, ni l'arrêter, ni la maîtriser. Certains ont eu l'impression de s'envoler, d'autres n'ont pas aimé son air chaud. Comme on rentre à l'intérieur, c'est comme si on faisait partie de l'œuvre. On a observé que le typhon changeait en fonction de la personne qui y pénétrait, on a pensé alors que cette œuvre est une sorte de révélateur de la personne qui va dedans.
 
 

Mon Château de Hicham Berrada

 
C'est un château de cartes classique, seulement les cartes sont en acier et elles sont plongées dans l'eau. Elles vont donc rouiller, se désintégrer au fil du temps.
Si on n'entretient pas une maison ou un immeuble, il va vieillir, s'abîmer. Même s'il y a des choses qui ne changent pas, qui restent, tout a une fin, même les objets, sinon il faut s'en occuper. Donc, le temps n'est pas quelque chose d'invisible puisqu'on le voit qui passe sur tout. Le Château, c'est un peu comme la vie. 
 
 
 

mercredi 30 mars 2016

Le temps, c'est quoi pour nous ?

Le temps, c'est quoi pour nous ?


Le temps, c'est le résumé d'une vie
Il y a le temps qui passe et celui des horloges, ce ne sont pas les mêmes temps.
Alors, c'est comme si il y avait deux sortes de temps :

- Le temps commun à tout le monde, le temps "objectif", que l'on peut observer : par exemple, les montres, les saisons...

- On ne vit pas le temps de la même manière : par exemple quand une activité nous plaît, le temps semble passer trop rapidement.

Le temps peut donner la sensation d'étouffement, d'écrasement parce qu'on ne peut pas l'arrêter, on ne peut pas le contrôler

Le temps s'arrête pour ceux qui meurent, mais pour ceux qui croient à une vie après la mort, le temps ne s'arrête jamais.

 

Est-ce que le temps, c'est vivant ?

 
Oui parce que ça suit la ligne de la vie.
Oui car la vie passe.
Une horloge n'est pas vivante, mais une horloge n'est pas le temps.
 
 
 
Poser cette question, c'est comme si on se posait la question de l'univers vivant ou non. Le temps fait partie de notre vie, comme l'univers, il l'a construit même. C'est un pilier, comme la Terre et l'Univers. Si le temps n'existait pas, on serait peut être que dans un seul espace et on n'existerait pas.
 
 
Il y a beaucoup d'expressions avec le mot Temps, comme si le temps était un objet :
 
Perdre son temps, gagner du temps, rattraper le temps perdu, prendre son temps....
 
 
 


Un atelier de philosophie, c'est quoi pour nous ?

Pendant un atelier de philo :


- On parle sans limite
- On réfléchit sans limite
- On approfondit nos réponses à des questions simples.
page de couverture de Circé
- On a le droit de tout dire, de dire vraiment ce que l'on pense.
- On fait tout pour que les autres comprennent.
- On trouve des nouvelles questions.
- On utilise des nouvelles expressions.

La philosophie, c'est "l'amour de la sagesse"

cahier de Charlotte
Etre sage tout le temps pour ou avec les autres, ce n'est déjà pas facile. Etre sage pour soi-même, peut être encore moins.

Pour cela, il faut bien se connaître, connaître ce qui est bien pour nous, ce qui nous correspond.

Socrate, un philosophe grec disait : "Connais-toi toi même", cette devise ornait le fronton du temple d'Apollon à Delphes.
 

vendredi 4 mars 2016

phil en récré ? Pourquoi ? comment ?


Phil en récré ? pourquoi ? comment ?

 Phil en récré, c’est l’histoire de Phil qui est sorti de la classe pour aller en récréation. C’est un ordre « file en récréation ! », ordre de laisser sa pensée s’échapper, de ne plus la retenir parce qu’on n’a pas peur de ne pas savoir et qu’il n’y a pas d’évaluation après. C’est comme une invitation à un simple moment de conversation avec ses copains. Phil ça vient aussi du mot « philosophie »

Au début, une question a surgi, elle porte souvent sur notre vie de tous les jours. On observe, on lit, on dessine, on réfléchit et on écrit si on veut.  Puis, ensemble, on décide d’essayer de comprendre, de creuser cette question en se parlant et en s’écoutant. Très vite, on s’étonne que ce ne soit pas si simple d’y répondre et que, souvent, chacun peut donner sa propre réponse même si elle est différente de celles des autres. Plus rien n’arrête notre pensée pour trouver des histoires et des exemples pour expliquer ou prouver une idée. On peut tout imaginer et l’envie nous prend d’aller le plus loin possible. Le bâton de parole n’arrête jamais sa course, il passe facilement de main en main, tout simplement parce que tout le monde se sent bien pour oser donner son point de vue devant les autres. Parfois, il y a d’autres questions qui se rajoutent à celle du départ, comme s’il n’y avait pas de fin. D’ailleurs, le temps passe vite entre nous et on ne se rend pas toujours compte que l’on a avancé. Mais juste un regard sur notre chemin parcouru ensemble et on s’aperçoit que notre pensée a grandi, parce qu’on a réfléchi loin. Alors, ce n’est pas une simple conversation comme les autres,  mais plutôt une discussion qui a remué, changé notre pensée sur un sujet.

Phil, c’est un atelier philosophique, en récré, c’est apprendre mais sans être en classe.